Compte-rendu du colloque
L’appel à communications privilégiait explicitement la présentation de recherches en sciences sociales, soucieuses de rendre compte de réalités complexes et dynamiques, partant d’expériences concrètes de terrains et rendant compte des multiples pratiques, interactions et représentations des acteurs locaux.
Pour répondre à ses objectifs et guider les communicants dans leurs propositions, le Colloque avait été organisé autour de six grands thèmes complémentaires couvrant les différents champs d’analyse des questions foncières et permettant de rendre compte des recompositions contemporaines :
- Coutumes, droits indigènes, politiques foncières
- Dimensions cognitives et identitaires de la question foncière
- Dimensions intra familiales et intergénérationnelles des dynamiques et des politiques foncières
- Marchés fonciers et modes d’accès à la terre
- Jeux croisés des dynamiques agraires et foncières
- Globalisation, désagrarisation et mobilité dans les espaces ruraux.
L’appel à communication a attiré, après sélection, 126 communications, en français et en anglais, proposées par des chercheurs, des praticiens du développement, privés ou publiques, issus d’horizons géographiques et culturels très variés. Le public inscrit et les auteurs des communications reflètent aussi la forte attractivité internationale de ce colloque : 230 inscriptions au colloque montrent que l’Europe du nord et du sud ont été majoritairement représentés ; l’Afrique de l’ouest, l’Afrique centrale et l’Afrique du Sud formait aussi un ensemble significatif de participants. Moins nombreux mais très actifs dans les débats, les participants d’Amérique centrale et latine, ou encore des USA, ont enrichi les approches et les échanges scientifiques.
L’ensemble des communications a été réparti sur les trois journées, en trois temps forts rythmant les échanges :
- conférences de séance plénière (2),
- panels thématiques animés par une personne (24)
- tables rondes le dernier jour (4)Ces séquences ont constitué des espaces d’échanges scientifiques et de débats politiques sur des enjeux d’actualité du développement.
La richesse des panels thématiques, l’abondance des communications, l’importance de certains débats en panels ou en table ronde, ont eu et auront de larges échos notamment à travers différentes formes de valorisation scientifique et pédagogique programmées (projets d’ouvrages, publications de numéros spéciaux dans certaines revues scientifiques, travaux sur textes du colloque dans les formations de l’Agro-M, du CNEARC et de l’IAMM…).
Le succès de ce colloque se mesure enfin à l’abondance des messages de satisfaction des participants, individus ou institutions, par les nouveaux réseaux de coopération qui se sont construits au cours de ces trois journées.