Chantier temporaire : Bresil
Un chantier temporaire, étudié à partir de missions,
est prévu sur les " Açudes
" de l’état du Pernambouc au Brésil. Il correspond à une fin
de programme et sera limité à des études d’écophysiologie, d’écotoxicité
et de génétique. Les caractères morpho-édaphiques de ces réservoirs
sont proches de ceux décrits en zone sahélienne en Afrique de
l’Ouest. Certains de ces réservoirs (superficie entre 2 et 150 km²)
approvisionnent en eau les centres urbains avoisinant les grandes
villes. Les pluies sont rares et irrégulières et les plans d’eau ne
sont pas forcément remplis chaque année. Fin 1997, une sécheresse
exceptionnelle a touché le Nordeste. Les eaux des réservoirs n’ont
pas été renouvelées et leur niveau a fortement diminué (évaporation
annuelle de 3 m en moyenne). L’eutrophisation a été immédiate et
des efflorescences de Cyanobactéries toxiques sont apparues dans
plusieurs réservoirs.
Des Cyanobactéries toxiques du genre Cylindrospermopsis
sont à la base des efflorescences survenues dans ces réservoirs depuis
1996. Ce genre comprend 7 espèces difficilement différenciables
morphologiquement, distribuées autour de la zone tropicale. L’espèce
la plus commune, C. raciborskii, se développe périodiquement en
zone tempérée dans des conditions de température élevée. Au Brésil,
C. raciborskii et C. cf. philippinensis
produisent des efflorescences constituant généralement près de 100%
des communautés phytoplanctoniques. En 1996, un tel phénomène avait
eu des conséquences sanitaires et sociales catastrophiques avec le décès
d’une cinquantaine de personnes ayant subi une hémodialyse préparée
avec de l’eau provenant d’un réservoir contaminé.
En 1998, une base de données hydrobiologiques a été
réalisée sur une cinquantaine de sites dans cinq bassins
hydrographiques du Pernambouc pour suivre les proliférations. Deux
grands réservoirs publics d’approvisionnement en eau sont toujours étudiés,
pour mieux cerner les principaux facteurs associés à ces phénomènes
ainsi que leurs conséquences en terme de toxicité. Une collaboration
scientifique d’un membre de l’équipe avec les partenaires de
l’ITEP est engagée depuis 1997.
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étudiés