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| fig. 6 Symptomatologie et sévérité des envenimations | |
La ptôse palpébrale
bilatérale (chute des paupières, photo), pathognomonique
d'une envenimation cobraïque avec le trismus (contracture
des muscles de la mastication), ce dernier plus tardif, confirme
l'atteinte centrale et impose la mise en place d'une ventilation
assistée. Un coma calme, sans atteinte de la conscience,
précédera de peu la mort par paralysie des muscles
respiratoires. L'évolution vers le stade terminal peut
prendre de deux à dix heures selon la quantité de
venin injectée et la taille de la victime.
hémorragiques
persistent au niveau de la plaie. Des épistaxis, une hématurie,
un purpura massif, parfois une hémoptysie ou une hémorragie
digestive donneront l'alarme. Après une morsure d'Echis,
le syndrome hémorragique se manifestera avec retard, bruyamment
par un choc hypovolémique ou une hémorragie méningée,
causes de décès les plus fréquentes (Warrell
& Arnett, 1976). Généralement, les premiers
symptomes alarmants (24 heures) sont les phlyctènes, cloques
de taille variable mais souvent importantes, remplies de sérosité
sanglante (photo 2). La nécrose surviendra plus tard, en
trois ou quatre jours, souvent associée à une gangrène,
nécessitant parfois une amputation du membre en raison
de la progression de la nécrose (photo).