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Amazone | Congo | Sénégal
Le bassin du fleuve Congo
Le plus important système
hydrologique d'Afrique centrale
Comprendre le fonctionnement de ce bassin | La
nature des sols module
les effets de la sécheresse | Pour
en savoir plus
La nature des sols module les effets de la sécheresse
Comment expliquer que, dans un contexte de sécheresse
généralisée, la diminution du débit
ne soit pas la même d'un cours d'eau à l'autre ? Les
chercheurs ont mis en évidence l'importance de la composition
géologique des sols dans l'impact d'une variation de précipitation
sur le débit. La composition géologique de ces différents
bassins secondaires diffère énormément. Au
nord, le bassin de l'Oubangui est une pénéplaine cuirassée
et ferrugineuse sur laquelle l'eau ruisselle. Plus au sud, le bassin
de la Sangha et son sol sablonneux sont partiellement inondés
en période de forte pluie. Enfin, plus proche de l'embouchure,
les rivières issues des plateaux batékés aux
sols de grès poreux et perméables sont capables de
stocker un excès d'eau. De l'un à l'autre, la sécheresse
n'a pas eu le même impact. Ainsi, le "bouclier"
géologique du bassin de l'Oubangui accentue toute variation
de précipitation dans des proportions considérables
; entre 1982 et 1993, une baisse de 3 % des précipitations
a entraîné une baisse de 29 % de son débit.
Au contraire, les sols gréseux des rivières batékés
ont un effet stabilisateur, stockant ou rejetant de l'eau. Durant
la période humide des années 1960, ils ont retenu
l'eau en excès pour la restituer lors de la sécheresse
qui est arrivée par la suite. Ainsi, la baisse de précipitation
sur cette zone est de l'ordre de 5,3 % mais l'impact sur le débit
est 26 fois moindre et il n'a diminué que de 0,2 % !
Sans remettre en cause l'importance de la sécheresse qui
sévit en Afrique depuis les années 1970, cette étude
précise ses conséquences sur la ressource en eau.
La taille du bassin congolais et la diversité de ses affluents
sont des atouts remarquables qui lui donnent une grande inertie
face aux variations de précipitations. Si le fleuve était
aussi sensible que l'est l'Oubangui, on imagine facilement les conséquences
catastrophiques de la récente sécheresse sur cette
région d'Afrique.
Contacts :
Alain Laraque
Gil Mahé
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