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Les maladies liées à l'eau
Dans les eaux courantes | Dans
les eaux stagnantes | Dans
les eaux stockées

En zone tropicale, de nombreux vecteurs de maladies
se développent dans l'eau courante, stagnante ou stockée.
La gestion de la population du globe et de l'environnement est le
défi des cinquante prochaines années. Depuis les quatre
dernières décennies, plus de 50 % de la population
mondiale vit dans les villes, en particulier dans les pays du sud
; les cultures irriguées s'intensifient. Pour de nombreux
Etats, l'objectif de l'autosuffisance alimentaire est à l'origine
d'une politique de développement des cultures basée
sur la maîtrise de l'eau et la mise en place d'aménagements
hydroagricoles. La réduction du couvert végétal
est un des principaux impacts, consécutifs à la recherche
de nouveaux terrains de culture et de bois de chauffe. La désertification
est le processus ultime de cette dégradation. Le milieu naturel
recule et on assiste à une redistribution des eaux de surface.
Les maladies liées à l'environnement réapparaissent
dans un cadre nouveau. Les transformations du milieu ont des répercussions
sur les parasitoses liées à l'eau, conditionnées
par cette anthropisation de l'environnement et les changements climatiques.
De nouvelles modalités épidémiologiques apparaissent
avec le caractère évolutif et plus ou moins stable
de certaines parasitoses (introduction d'espèces dans les
régions où elles n'existaient pas ou prolifération
dans des aires qu'elles occupaient déjà).
Les travaux de recherche de l'IRD permettent d'envisager les conséquences
de cette mutation de l'environnement sur les principales maladies
à vecteurs inféodées au milieu aquatique, qu'il
s'agisse d'eaux courantes, stagnantes ou stockées.
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