                     |
Un port en eau profonde | Abidjan
n'existait pas
au début du XXe siècle | Une
mutation urbaine tous les vingt ans
Un habitat sur cour majoritaire | La
tentation du tout-Etat
Un habitat précaire éclaté | Du
tout-Etat à la privatisation
Une stratification socio-spatiale très
lisible | Pour
en savoir plus
Abidjan en images
Un habitat précaire éclaté
Au cours des deux dernières décennies,
les choses s'apaisèrent. Les lotissements illégaux
ont été régularisés, et souvent équipés
avec l'aide de la Banque mondiale. Les bulldozers n'agissent plus
en traîtres. Lorsque, il y a cinq ans, le bidonville Washington
fut rasé, ses habitants furent relogés dans un village
tout neuf, construit il est vrai dans une lointaine périphérie.
Contrairement à la période précédente,
l'habitat précaire ne se présente plus en vastes étendues,
ni en front urbain conquérant, sauf sur le cordon côtier,
entre mer et lagune, où une forme d'habitat précaire
en matériaux légers (palmes tressées) se répand,
de connivence avec les propriétaires des cocoteraies sous
lesquelles il s'abrite.
Dans le cas général il s'agit de petits groupements
de baraques en planches, établis sur les délaissés
de terrain, les pentes ou le fond des ravins. Leur répartition
dans l'agglomération est complètement éclatée.
Mais au-delà de leur statut et de leur forme, ils ne fonctionnent
pas très différemment de l'habitat de cour. La spéculation
locative y est aussi intense.
Il reste à parler des habitats villageois, plusieurs dizaines
de villages du pays ébrié ayant été
progressivement absorbés par l'agglomération. La plupart
d'entre eux restent très identifiables, avec leurs clochers
et leurs cases profondes. Mais ils sont tous doublés d'une
zone spéculative où la rente foncière s'est
réinvestie en immeubles de rapport.
|