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Un port en eau profonde | Abidjan
n'existait pas
au début du XXe siècle | Une
mutation urbaine tous les vingt ans
Un habitat sur cour majoritaire | La
tentation du tout-Etat
Un habitat précaire éclaté | Du
tout-Etat à la privatisation
Une stratification socio-spatiale très lisible | Pour
en savoir plus
Abidjan en images
Une stratification socio-spatiale très
lisible
Le paysage très typé de la ville
coloniale s'estompe et se brouille. Mais les grandes catégories
résidentielles restent relativement distinctes et lisibles.
Un relevé exécuté en 1989 par l'Atelier d'urbanisme
d'Abidjan évalua à 20 % de la superficie habitée
la place occupée par les villas ou pavillons des classes
aisées ou relativement aisées, à 25 %
la place des opérations groupées des sociétés
immobilières (dont 4 % en immeubles collectifs), à
40 % la place de l'habitat sur cour (dont 4 % hors lotissement),
à 13 % la place de l'habitat précaire (dont 3,5 %
sous les cocoteraies côtières), enfin à 2 %
seulement la place des immeubles d'appartements hors des opérations
groupées. Les sites villageois sont ici inclus dans le concept
d'habitat sur cour.
On distingue une prédominance ivoirienne et notamment sudiste
dans les programmes d'habitat favorisant les fonctionnaires et les
salariés, par exemple à Yopougon, tandis que les étrangers,
parmi lesquels on trouve une majorité de commerçants
et d'artisans, trouvent plus facilement à se loger sur l'axe
nord (Adjamé-Abobo) ou sur le cordon littoral. Les sites
côtiers, par exemple, offrent des conditions favorables à
l'installation de petits groupement spécialisés, comme
les fumeurs de poissons ghanéens. Quant aux non-africains,
les Libanais se tiennent près des marchés, les Européens
proches des industries, mais ils partagent aussi avec l'élite
africaine les plus beaux quartiers.
Contact auteur : Philippe Haeringer
phildanh@club-internet.fr
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