retour au sommaire de SUDS EN LIGNE
Abidjan (Côte d'Ivoire)Bamako (Mali)Bangkok (Thaïlande)Bogota (Colombie)Delhi (Inde)Guatemala CiudadHanoi (Viêt-nam)Johannesburg (Afrique du Sud)Kampala (Ouganda)Le Caire (Egypte)Montréal (Canada)Moscou (Russie)Mumbai (Inde)Ouagadougou (Burkina Faso)Paris (France)Quito (Equateur)Santiago du ChiliSão Paulo (Brésil)Strasbourg (France)Abidjan (Côte d'Ivoire)


Un port en eau profonde  |  Abidjan n'existait pas
au début du XXe siècle
  |  Une mutation urbaine tous les vingt ans
Un habitat sur cour majoritaire  |  La tentation du tout-Etat
Un habitat précaire éclaté  |  Du tout-Etat à la privatisation
Une stratification socio-spatiale très lisible  |  Pour en savoir plus  
Abidjan en images

Une stratification socio-spatiale très lisible

Le paysage très typé de la ville coloniale s'estompe et se brouille. Mais les grandes catégories résidentielles restent relativement distinctes et lisibles.
Un relevé exécuté en 1989 par l'Atelier d'urbanisme d'Abidjan évalua à 20 % de la superficie habitée la place occupée par les villas ou pavillons des classes aisées ou relativement aisées, à 25 % la place des opérations groupées des sociétés immobilières (dont 4 % en immeubles collectifs), à 40 % la place de l'habitat sur cour (dont 4 % hors lotissement), à 13 % la place de l'habitat précaire (dont 3,5 % sous les cocoteraies côtières), enfin à 2 % seulement la place des immeubles d'appartements hors des opérations groupées. Les sites villageois sont ici inclus dans le concept d'habitat sur cour.
On distingue une prédominance ivoirienne et notamment sudiste dans les programmes d'habitat favorisant les fonctionnaires et les salariés, par exemple à Yopougon, tandis que les étrangers, parmi lesquels on trouve une majorité de commerçants et d'artisans, trouvent plus facilement à se loger sur l'axe nord (Adjamé-Abobo) ou sur le cordon littoral. Les sites côtiers, par exemple, offrent des conditions favorables à l'installation de petits groupement spécialisés, comme les fumeurs de poissons ghanéens. Quant aux non-africains, les Libanais se tiennent près des marchés, les Européens proches des industries, mais ils partagent aussi avec l'élite africaine les plus beaux quartiers.

Contact auteur : Philippe Haeringer
phildanh@club-internet.fr

retour au sommaire de Métropoles en mouvement