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Vers l'urbanisation complète du district | La
moitié des emplois
dans le secteur informel | Une
fécondité élevée
Les deux rives du fleuve Niger | Un
habitat évolutif
Un sentiment de gâchis urbain | Pour
en savoir plus
Bamako en images
La moitié des emplois dans le "secteur
informel"
Le contexte est celui de l'Afrique soudano-sahélienne,
enclavée, et sans guère de base productive manufacturière.
Bamako organise la redistribution des rentes nationales (coton,
essor de l'exploitation aurifère dans la dernière
décennie) vers les zones d'exportation. La crise du salariat
public l'affecte particulièrement : gel du recrutement des
fonctionnaires depuis 1984, restructurations engagées dans
les entreprises d'État. L'import et le transit commercial
sont plus que jamais pourvoyeurs de richesses privées, mais
avec deux limites : les dépendances monétaires et
les fragilités de cette économie de redistribution;
le fractionnement des circuits informels en aval des grands commerçants.
La capitale redistribue en outre les aides et crédits internationaux
en faveur du développement national. Elle en prélève
une part non négligeable au profit de fonctions de gestion
et de ses propres infrastructures (trois Projets Urbains du Mali
financés par la Banque mondiale depuis 1978) .
L'effet d'agglomération suscite enfin la demande de consommation
incompressible d'une masse citadine peu solvable. Pour y répondre,
le secteur " informel " absorbe ainsi plus de la moitié
des emplois des actifs. Ce rôle de tampon explique que la
capitale continue de constituer un exutoire et un relais (vers l'exode
international) migratoires. Ces dernières années,
l'investissement foncier et immobilier dans la capitale profite
notamment de l'épargne internationale.
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