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Vers l'urbanisation complète du district  |  La moitié des emplois
dans le secteur informe
l  |  Une fécondité élevée
Les deux rives du fleuve Niger  |  Un habitat évolutif
Un sentiment de gâchis urbain  |  Pour en savoir plus
Bamako en images

Les deux rives du fleuve Niger

La croissance urbaine est très contrastée entre les deux rives du fleuve Niger : "La rive droite du Niger accueille près de 60 % des nouvelles populations gagnées par l'agglomération entre 1976 et 1983. Dans les deux dernières décennies, son croît démographique annuel est supérieur à 10 % alors qu'il plafonne entre 4 et 7 % dans les secteurs occidentaux et orientaux de la rive gauche". La rive droite représentait 21 % de la population agglomérée en 1975 et 34 % vingt ans plus tard. Elle en représentera sans doute 43 % à l'horizon 2010 (Troisième Projet Urbain du Mali, 1996). A ce contraste Nord/Sud s'ajoute une opposition entre les lotissements, de croissance plus modérée, et les extensions irrégulières qui ont absorbé la plus grande partie du croît démographique.
Par delà ces grandes oppositions, l'urbanisation présente de réelles constantes sous le régime colonial, puis sous les trois républiques maliennes depuis 1960. Le principe du lotissement (quartiers tramés) conduit à une forte consommation d'espace (densités à l'hectare modérées, coût des équipements important), à une faible verticalité du bâti, à l'auto-promotion immobilière. Les valorisations locatives se diffusent également : des zones anciennement urbanisées vers les nouvelles extensions (périphéries, rive méridionale), et des quartiers lotis vers les zones irrégulières. Le parc locatif est présent dans l'habitat de cour selon deux modalités : soit en location spéculative (dans ce cas, le propriétaire est absent de la cour), soit en location "d'appoint" (dans ce cas, le propriétaire occupe un des bâtiments de la cour).

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