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Vers l'urbanisation complète du district | La
moitié des emplois
dans le secteur informel | Une
fécondité élevée
Les deux rives du fleuve Niger | Un
habitat évolutif
Un sentiment de gâchis urbain | Pour
en savoir plus
Bamako en images
Un habitat évolutif
Promu par les ménages et relevant de filières
artisanales de construction, l'habitat de cour est presque exclusif.
Les rares opérations immobilières, aux bilans très
limités, continuent de mobiliser le travail par tâcheronnage.
Le modèle de la petite villa, censé y être promu,
rejoint fortement celui de la cour par ses aménagements et
pratiques ultérieurs. L'Agence de Cession Immobilière,
qui a le monopole de l'aménagement des terrains nouvellement
lotis depuis le milieu des années 1990, ne tente guère
de promouvoir d'opération immobilière et se limite
à une promotion foncière.
De fait l'habitat se verticalise lentement dans les dernières
années : cours densifiées depuis les années
1960, ou lotissements " haut de gamme " des années
1990. Mais il s'agit en fait d'une élévation d'un
étage réalisé par les ménages :
l'habitat est conçu comme évolutif.
Le fait que la part des ménages
locataires tende à rattraper celle des ménages
propriétaires dans le recensement indique une sensible évolution
de la métropole. En 1987, Bamako compte 46 % de propriétaires
et 43 % de locataires; cependant, le rapport entre les deux statuts
d'occupation principaux (le solde est le fait de ménages
hébergés à titre gratuit) varie fortement dans
l'espace de l'agglomération. Sur la rive septentrionale,
à l'exception du front le plus récent (commune I),
les locataires sont plus nombreux que les propriétaires.
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