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Plus de trois millions d'habitants | Une
tête de pont pour les investisseurs étrangers | Une
croissance urbaine relativement modérée | Une
population noire majoritaire | Un
pôle d'attraction majeur pour les migrants | De
vastes zones-dortoirs
Les constructions en hauteur sont l'exception | Des
statuts d'occupation du logement en mutation | Une
volonté de "réintégrer
la ville" | Pour
en savoir plus | Johannesburg
en images
De vastes zones-dortoirs aux extrêmes
Nord et Sud
La métropole s'est largement développée
vers le nord : Randburg et Sandton constituent des banlieues
résidentielles très étendues, à l'américaine,
et attirent la majeure partie des investissements (l'activité
économique se développe également à
un rythme très rapide hors des frontières métropolitaines,
dans la zone de Midrand, au nord de la ville). Autrefois zones périurbaines,
Randburg et Sandton se sont dotées à la fin des années
1960 de municipalités autonomes, avant d'être intégrées
en 1995 dans les frontières de Johannesburg. Au sud, et notamment
à Soweto, les townships planifiés par l'apartheid
se sont densifiés plus qu'ils ne se sont étendus dans
l'espace : construction de bidonvilles
dans les parcelles (ce sont alors les backyard shacks, disposant
parfois des services urbains) ou sur les terrains vagues (shacks),
notamment dans les zones-tampons séparant les espaces réservés
à chaque groupe ethnico-racial. Ces bidonvilles se localisent
en grande majorité dans le sud de la ville, mais aussi dans
le nord, à proximité des nouveaux centres économiques
de Sandton et de Randburg. Enfin, la politique d'urbanisation ordonnée
adoptée en 1986 a conduit à la création de
vastes zones-dortoirs : Orange Farm et Weilers Farm à
l'extrême sud de la métropole, Diepsloot (ou projet
"Norweto") à l'extrême nord.
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