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La base économique la plus importante
du pays | La
plus grande agglomération urbaine indienne | Plus
de 12 millions d'habitants | Un
étroit promontoire dans la mer d'Oman | L'essentiel
de la production de logement assurée par le secteur informel | La
politique du "logement pour tous" | Les
squatters toujours menacés d'éviction | Pour
en savoir plus | Mumbai
en images
L'essentiel de la production de logement assurée
par le secteur informel
On estime à 60 000 le besoin annuel
en logements nouveaux alors que 12 000 seulement furent construits
au total en 1984 par les secteurs public, privé et non-gouvernemental.
On doit aux promoteurs privés et aux sociétés
coopératives 12 000 logements, essentiellement destinés
aux classes moyennes et moyennes supérieures. Les logements
destinés aux catégories de revenu inférieur
ont été construits principalement par les agences
publiques de logement soit sur des terrains disponibles.
Une estimation de 1983 (au cours du premier projet de la Banque
Mondiale), réalisée par l'Agence de l'Etat, rend compte
d'un déficit d'un million d'unités d'habitation légales
selon des normes environnementales acceptables, destinées
aux familles sans abri, à celles logées dans les immeubles
insalubres du centre-ville, aux ménages multiples partageant
le même logement, mais sans tenir compte des familles de squatters
et de celles risquant d'être déplacées par l'application
du Plan de Développement. La demande s'est accrue dans les
années suivantes à cause de l'accroissement naturel
de la population et des nouveaux migrants, et l'augmentation des
besoins annuels en logements était énorme.
Les chawls sont des constructions bon marché de logements
à pièce unique en location, situées dans la
partie insulaire de la ville. Ils représentent 34 000 bâtiments
dont 49 % ont été construits avant 1905 et le
reste entre 1905 et 1940. A l'origine les chawls ont été
construits par les industriels du textile pour y loger leurs employés
et leurs familles, avec des équipements sanitaires et branchements
en eau collectifs. L'application de la loi sur le contrôle
des loyers et l'incapacité des propriétaires à
entretenir les bâtiments, la suroccupation résidentielle
des logements, le détournement de leur usage à des
fins non résidentielles, ainsi que le climat de Mumbai, ont
aggravé la condition de ce type d'habitat. En 1984, 22 %
des constructions avaient une espérance de vie inférieure
à cinq ans, ce qui s'est traduit par l'effondrement de certains
immeubles et des pertes en vies humaines. En dépit de leur
insalubrité, le programme de reconstruction de ces immeubles
par le Gouvernement a augmenté leur caractère attractif
et les perspectives de marché pour leurs occupants actuels.
Ces locataires forment un groupe d'électeurs actifs revendiquant,
outre une aide au logement, une reconstruction gratuite des immeubles
et le droit de recourir à l'aide de promoteurs.
Le recensement des zones de squats de 1976 a dénombré
1 600 localités, représentant une population
de près de 3,17 millions de personnes. Un peu plus de 50 %
de l'habitat sous forme de huttes ou d'abris précaires se
trouvaient sur des terrains privés en payant une sorte de
loyer informel. Le reste se situait sur des terrains publics (appartenant
au Gouvernement central, à l'Etat, à la municipalité,
aux agences publiques) avec des droits d'occupation attribués
seulement aux zones de squats établies avant une date butoir
souvent reportée, en particulier avant les élections.
La plupart de ces bidonvilles se situaient dans les faubourgs.
L'essentiel de la production de logement est assurée par
le secteur informel et des extensions aux logements existants. Jusqu'à
une date récente la production par le secteur public et les
financements institutionnels ne représentaient pas plus de
15 % de l'accroissement du parc de logements.
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