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Les squatters toujours menacés d'éviction

Les premières mesures envers les bidonvilles et taudis s'adressèrent aux squats installés sur des terrains publics et aux taudis en location sur des terrains privés, souffrant de congestion, sur-occupation et manque de services, avec comme objectif la fourniture de services de base. Ces mesures d'amélioration étaient conçues comme temporaires, en direction des bidonvilles qu'il n'était pas possible d'éradiquer dans les dix ans à venir. Les services de base comprenaient des toilettes communautaires, des points d'eau partagés, des chemins et des drains ainsi que l'éclairage public. Avec le programme d'amélioration de l'environnement des bidonvilles initié en 1974, les aménageurs considéraient les bidonvilles comme des aberrations urbaines en contradiction avec le plan d'occupation des sols prévu dans le schéma directeur, et voués en conséquence à être détruits à long terme. Ainsi a-t-on assisté à Delhi à des opérations de relocalisation massive des squatters dans les années 1970, et à des efforts similaires de moindre envergure à Mumbai et dans d'autres grandes villes.
Dans tous les programmes s'adressant aux zones de squats, la difficulté provient des réticences des autorités de l'Etat à régulariser toutes les zones existantes de cette nature, et du souci à vouloir appliquer un critère d'éligibilité pour l'attribution de droits d'occupation. La crainte est de voir les régularisations de squats se transformer en incitation à envahir d'autres terrains publics vacants; c'est pourquoi les démolitions de nouveaux empiétements résidentiels se sont poursuivies, bien qu'effectuées de manière inefficace. En conséquence, à Mumbai à toute époque, il y a eu des squats, dans des bidonvilles et sur les trottoirs, non bénéficiaires des programmes de réhabilitation ou de relocalisation, et vivant donc sous la menace d'éviction.

Contact auteur : P.S.A. Sundaram
sundaram@alpha.nic.in

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