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L'agglomération à cheval sur 8 départements  |  Faiblesse de
la place financière par rapport à Londres
  |  2 étrangers sur 5 vivent en Ile-de-France  |  1 étranger immigrant sur 3 s'installe à Paris
La population parisienne semble presque stabilisée  |  78 % de logements en immeubles collectifs  |  Une capitale politique et économique  |  Des quartiers illégaux progressivement résorbés  |  Pour en savoir plus  |  Paris en images

Deux étrangers sur cinq vivent en Ile-de-France

De 1954 à 1999, la population de l'agglomération parisienne (à espace constant, dans ses limites de 1990) a gagné 2,7 millions d'habitants (+1,0 % par an) dont 2,35 millions par accroissement naturel et 350 000 par solde migratoire. De 1876 à la seconde guerre mondiale, les arrivées de population - pour l'essentiel des provinciaux - ont représenté la quasi-totalité de la croissance, le rôle du solde naturel était négligeable : 95 % du croît de la population française est allé à l'agglomération capitale. Jusqu'à la fin des années 1960, la croissance de l'agglomération s'appuie encore en partie sur son excédent migratoire. La situation s'est ensuite inversée : le solde migratoire avec la province est devenu négatif, même si le déficit s'est réduit dans les années 1980. Au cours de la dernière décennie, l'Ile-de-France a perdu un demi-million d'habitants dans ses échanges avec la province et l'étranger.
Le solde migratoire avec la province, faiblement positif au début des années 1960, est négatif depuis 1968. L'agglomération parisienne constitue la porte d'entrée privilégiée des étrangers en France : deux étrangers sur cinq vivent en Ile-de-France. L'intensification de l'immigration étrangère à partir des années 1950 s'est accompagnée d'une concentration croissante dans la région capitale. Entre 1982 et 1990, le pourcentage d'étrangers a diminué dans les grandes villes de province mais continué à augmenter dans l'agglomération parisienne, où ils représentent 13,7 % de la population. Les arrivées contrôlées par l'Office des Migrations Internationales ont très fortement diminué depuis 1993, qu'il s'agisse des entrées de travailleurs permanents (CEE et hors CEE), du regroupement familial, ou des réfugiés. Près de la moitié des entrants en France s'installent dans l'agglomération parisienne.

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