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100 habitants à l'hectare | 70
% des logements occupés par des propriétaires | A
l'arrivée des militaires changement radical de politique
urbaine | Une
ville très polluée | Pouvoirs
publics et quartiers illégaux | Pour
en savoir plus | Santiago
en images
70 % des logements occupés par des propriétaires
L'Etat joue au Chili un très grand rôle
dans le champ de la production et du financement du logement : durant
la première moitié des années 1990, les logements
sociaux (en accession à la propriété), destinés
aux couches modestes de la population, ont ainsi représenté
pas moins de 45 % de la construction.
Cette production de logements se concentre fortement dans les secteurs
périphériques de la capitale. Les ensembles de logements
sociaux sont en effet construits dans les secteurs sud de la ville,
là où le coût du foncier est le plus faible.
Encouragée et promue quasiment sans interruption depuis les
années 1950 par les pouvoirs publics, la propriété
d'occupation, légale et officielle, domine très largement
dans la capitale chilienne : lors du dernier recensement (1992),
pas moins de 69,5 % des logements étaient occupés
par des propriétaires.
La location occupe quant à elle une place réduite
: si 50 % du parc était encore concerné en 1960,
en 1992, la proportion n'est plus que de 21,5 %.
Dans les couches les plus modestes de la population, la location
joue un rôle encore plus marginal
Un autre statut d'occupation, bien distinct de la location, est
en revanche très répandu dans cette population : celui
d'allegado, c'est-à-dire d'hébergé,
le plus souvent par sa proche famille (cohabitation entre générations).
Si ce statut existait déjà avant les années
1980, il s'est toutefois très largement diffusé depuis,
au point de devenir, pour les ménages à faibles revenus,
le second statut d'occupation, après la propriété
d'occupation et devant la location.
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