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100 habitants à l'hectare | 70
% des logements occupés par des propriétaires | A
l'arrivée des militaires changement radical de politique
urbaine | Une
ville très polluée | Pouvoirs
publics et quartiers illégaux | Pour
en savoir plus | Santiago
en images
A l'arrivée des militaires changement
radical
de politique urbaine
En 1960, le Plan Regulador Intercomunal para
Santiago (PRIS) devait permettre de lutter contre l'urbanisation
anarchique et incontrôlée du "Grand Santiago".
Mais, à l'instar de son prédécesseur (1930),
ce plan n'a pas permis de contenir l'expansion urbaine, notamment
en raison des débordements dus aux occupations illégales.
Suite à l'arrivée au pouvoir des militaires, au début
des années 1970, un changement radical est survenu dans la
politique urbaine. Dans le contexte du libéralisme économique
très appuyé défendu par le gouvernement du
général Pinochet, il a été procédé,
en 1979, à une modification très importante du plan :
on a fixé un nouveau périmètre urbain très
vaste de 62 000 ha, le double du précédent. Dans
le même temps, des allégements fiscaux importants concernant
les transactions foncières et immobilières étaient
également instaurés.
Il n'en fallait pas plus pour précipiter davantage la croissance
spatiale extensive de la capitale. Les effets de la révision
du PRIS ont été presque immédiats : la
superficie urbanisée est passée d'un peu moins de
24 000 ha en 1970 à 35 000 au tout début
des années 1980. Rien qu'entre 1979 et 1982, plus de 8 000
ha de la périphérie urbaine ont été
transformés en lotissements résidentiels. L'un des
plus forts rythmes d'expansion jamais connu par la capitale a été
enregistré entre 1980 et 1985, avec un taux de croissance
annuel moyen de 5,5 %.
L'objectif principal affiché de cette "politique de
développement urbain" mise en uvre par le gouvernement
militaire était de faire baisser les prix du foncier grâce
à l'augmentation considérable de l'offre. Il n'a en
fait pas du tout été atteint : on a au contraire assisté
à une hausse des prix, ce qui a conduit à des effets
néfastes redoublés en terme d'expansion urbaine, dans
la mesure où le coût élevé des terrains
devait rejeter de plus en plus à la périphérie
les programmes de logements publics. Les conséquences négatives
de cette politique urbaine s'étant fait sentir rapidement
et son échec étant manifeste (hausse des prix, augmentation
des problèmes liés à l'expansion urbaine),
le Ministère du logement et de l'urbanisme a réinstauré
dès 1985 quelques mesures réglementaires restreignant
un peu l'expansion urbaine.
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