retour au sommaire de SUDS EN LIGNE

Abidjan (Côte d'Ivoire)Bamako (Mali)Bangkok (Thaïlande)Bogota (Colombie)Delhi (Inde)Guatemala CiudadHanoi (Viêt-nam)Johannesburg (Afrique du Sud)Kampala (Ouganda)Le Caire (Egypte)Montréal (Canada)Moscou (Russie)Mumbai (Inde)Ouagadougou (Burkina Faso)Paris (France)Quito (Equateur)São Paulo (Brésil)Strasbourg (France)


100 habitants  à l'hectare  |  70 % des logements occupés par des propriétaires  |  A l'arrivée des militaires changement radical de politique urbaine  |  Une ville très polluée  |  Pouvoirs publics et quartiers illégaux  |  Pour en savoir plus  |  Santiago en images

A l'arrivée des militaires changement radical
de politique urbaine

En 1960, le Plan Regulador Intercomunal para Santiago (PRIS) devait permettre de lutter contre l'urbanisation anarchique et incontrôlée du "Grand Santiago". Mais, à l'instar de son prédécesseur (1930), ce plan n'a pas permis de contenir l'expansion urbaine, notamment en raison des débordements dus aux occupations illégales.
Suite à l'arrivée au pouvoir des militaires, au début des années 1970, un changement radical est survenu dans la politique urbaine. Dans le contexte du libéralisme économique très appuyé défendu par le gouvernement du général Pinochet, il a été procédé, en 1979, à une modification très importante du plan : on a fixé un nouveau périmètre urbain très vaste de 62 000 ha, le double du précédent. Dans le même temps, des allégements fiscaux importants concernant les transactions foncières et immobilières étaient également instaurés.
Il n'en fallait pas plus pour précipiter davantage la croissance spatiale extensive de la capitale. Les effets de la révision du PRIS ont été presque immédiats : la superficie urbanisée est passée d'un peu moins de 24 000 ha en 1970 à 35 000 au tout début des années 1980. Rien qu'entre 1979 et 1982, plus de 8 000 ha de la périphérie urbaine ont été transformés en lotissements résidentiels. L'un des plus forts rythmes d'expansion jamais connu par la capitale a été enregistré entre 1980 et 1985, avec un taux de croissance annuel moyen de 5,5 %.
L'objectif principal affiché de cette "politique de développement urbain" mise en œuvre par le gouvernement militaire était de faire baisser les prix du foncier grâce à l'augmentation considérable de l'offre. Il n'a en fait pas du tout été atteint : on a au contraire assisté à une hausse des prix, ce qui a conduit à des effets néfastes redoublés en terme d'expansion urbaine, dans la mesure où le coût élevé des terrains devait rejeter de plus en plus à la périphérie les programmes de logements publics. Les conséquences négatives de cette politique urbaine s'étant fait sentir rapidement et son échec étant manifeste (hausse des prix, augmentation des problèmes liés à l'expansion urbaine), le Ministère du logement et de l'urbanisme a réinstauré dès 1985 quelques mesures réglementaires restreignant un peu l'expansion urbaine.

retour au sommaire de Métropoles en mouvement