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Pouvoirs publics et quartiers illégaux

Pendant la dictature militaire du général Pinochet, les occupations illégales de terrain, qui s'étaient jusque là développées massivement, sont devenues rigoureusement interdites; elles ont en fait cessé d'exister après 1973. Les quartiers d'origine illégale ont fait l'objet d'un programme de régularisation et de résorption massif et systématique. Il n'existe plus aujourd'hui, dans la métropole, que des cas très peu nombreux de campamentos (quartiers d'invasion) non régularisés (500 ménages y vivraient encore). En effet, malgré le retour à la démocratie en 1990, ce mode d'accès au sol n'est pas réapparu.
Les lotissements clandestins, quant à eux, n'existent plus dans la métropole depuis la fin des années 1960. Cette absence est attribuée à l'instauration, en 1968, d'une loi très sévère réprimant ce type de pratiques. Elle est également à mettre en rapport avec l'importante offre de logements sociaux bon marché qui existe et qui rend le recours à ce type d'accès au logement peu intéressant.

Contact auteur : Catherine Paquette
catherine.paquette-vassili@iued.unige.ch
c.paquette@wanadoo.fr

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