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Le faux quinquina
ou comment pallier l'absence de médicaments
Une
plante au potentiel antipaludique | Pour
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Dans
le Sud de la Bolivie dans le Chaco ou Pampa à la frontière
du Paraguay et de l’Argentine vivent les indiens Chiriguanos
ou Ava Guarani. Ces communautés sont atteintes de manière
saisonnière par le paludisme à Plasmodium vivax
parasite responsable d’une pathologie invalidante et non mortelle.
La particularité du parasite est que, malgré le traitement
contre la crise de fièvre due au parasite, celui-ci n’est
pas complètement éliminé. Il va échapper
aux antipaludiques en donnant des formes parasitaires qui vont se
cacher dans le foie du patient et à l’occasion d’un
stress ou d’une faiblesse passagère regagner le sang
où son développement va provoquer des rechutes .
Les personnes ont donc appris à vivre en contrôlant
les crises. La prise de quinine ou d’extrait de quinquina
(Cinchona spp, famille des Rubiacées, originaire
des Andes orientales) pour se soigner est donc largement répandue
dans cette région depuis des siècles. Le seul problème
réel et permanent est l’approvisionnement en médicaments
dans cette région où ces populations sont souvent
laissées pour compte.
Les Guaranis utilisent aussi des plantes pour se soigner en particulier
des fièvres récurrentes (fièvres cycliques).
En l’absence de quinine, ils utilisent comme substitut, l’infusion
des écorces d’un arbuste appelé « falsa
quina » que l’on peu traduire par faux quinquina
qui appartient lui aussi à la Famille des Rubiacées.
Il porte le nom scientifique de Pogonus tubulosus.
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