Ethnopharmacologie guyanaise : des populations
en contact permanent avec la nature

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L’art d’utiliser les plantes chez les Saramaka

Les organes les plus utilisés sont les parties feuillées des arbustes, les écorces de troncs des grands arbres, la plante entière dans le cas de plantes de petites tailles (épiphytes, herbacées), les racines plus rarement ; la difficulté de l'extraction de ces dernières et leurs formes leur donnent souvent des pouvoirs en rapport avec la force, la virilité. La facilité d'approvisionnement oriente aussi le choix des récolteurs.
Les modes les plus fréquents de traitements des drogues végétales sont :
– les macérations dans l'eau et le rhum
– les décoctions
– la récupération de la sève par pressage, du latex par lavage, de l'écorce par grattage ou broyage.
Le mode le plus usuel est le bain (washi ; 31 %) qui doit être considéré plus comme une ablution qu'un véritable bain dans le sens européen. Ce bain s'additionne en général d'une prise orale réduite de l'eau de la décoction ou de la macération. C'est la préparation principale pour les problèmes dermatologiques, les fièvres, les refroidissements et aussi pour les usages rituels. Ce type d'administration semble généralisé dans les populations sylvicoles
La voie orale (dingi ; 31 %) qui sert essentiellement dans les désordres de type digestif (diarrhées, vers…),
– les cataplasmes et onguents en complément des bains pour les problèmes liés à la peau,
– les voies nasale et oculaire pour les désordres liés à la tête et la vision,
– les bains de vapeur de plantes odorantes, intermédiaires entre le bain et la prise nasale surtout pour les refroidissements et les fièvres.

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