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L'homme apprend à dompter les virus
Depuis 1993, la communauté
scientifique se mobilise | De
graves lacunes dans le développement de vaccins | La
surveillance épidémiologique
en milieu tropical reste insuffisante | Le
travail des scientifiques reste fondamental | Faire
accepter de nouvelles espèces vaccinales
Faire accepter de nouvelles espèces
vaccinales
Nous entrons dans une ère nouvelle, où
l’approche du vaccin chimique rêvée par Pasteur
devient une réalité. Les outils de biologie moléculaire
nous permettent de connaître la structure des génomes
viraux, d’étudier le support moléculaire de
la virulence. Les données actuelles, encore fragmentaires,
souvent limitées par l’absence de modèle animal,
commencent à révéler les premiers secrets.
Peu à peu, l’homme apprend à dompter les virus.
Ceux-ci deviennent des vecteurs de gènes utilisés
en thérapie génique ou encore en cancérologie.
Souvent, ces travaux font preuve de beaucoup d’audace, en
témoignent ces virus chimères associant une partie
du génome du vaccin de la fièvre jaune et le génome
des protéines d’enveloppe des virus de l’encéphalite
japonaise, de la dengue, de l’hépatite C, etc. Comme
au début du XXe siècle, lorsqu’il fallut faire
accepter les travaux de Pasteur, il faudra beaucoup de persévérance,
et également de la chance, mais le jour n’est peut-être
pas si éloigné où les virus viendront aider
l’homme comme sources de médicaments à usage
préventif et curatif.
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