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Les facteurs de risques anthropiques
Croissance démographique
et contact avec les virus | Les
virus du groupe Hantaan | Fièvre
hémorragique d'Argentine | Encéphalite
japonaise | La
fièvre hémorragique de Crimée-Congo | La
fièvre hémorragique d'Omsk en Sibérie | Maladie
de la forêt de Kyasanur en Inde | Les
virus Oropouche et Machupo | La
fièvre de la vallée du Rift | La
fièvre jaune en Afrique de l'Ouest | L'urbanisation :
la dengue hémorragique | Les
pratiques sexuelles :
le sida | Les
risques du voyage | Les
foyers épidémiques nosocomiaux | L'utilisation
de produits biologiques | Les
systèmes de quarantaine
L'homme introduit un réservoir
de virus :
la fièvre hémorragique d'Omsk
La fièvre hémorragique d'Omsk fut
décrite en 1944-1945 dans les régions rurales du nord
de cette ville, en Sibérie. Deux flambées épidémiques
sévirent en 1944 et 1945, avec plus de six cents cas enregistrés.
Le virus appartient à la famille des Flaviviridae ; il possède
des propriétés antigéniques proches de celles
du complexe du virus de l'encéphalite à tiques. La
maladie se manifeste en milieu rural suite à la piqûre
d'une tique (Dermacentor pictus). Le cycle d'amplification
est complexe, faisant intervenir différents mammifères.
Le rat musqué (Ondatra zibethica), introduit dans
la région il y a une soixantaine d'années pour la
chasse, joue un rôle important pour la transmission du virus
dans plusieurs foyers naturels. Cet animal semble pouvoir transmettre
le virus par contact direct. Des cas isolés de fièvre
hémorragique d'Omsk, observés pendant les mois d'hiver,
se sont déclarés chez des personnes ayant chassé
des rats musqués et manipulé leur carcasse.
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