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Les facteurs de risques anthropiques
Croissance démographique
et contact avec les virus | Les
virus du groupe Hantaan | Fièvre
hémorragique d'Argentine | Encéphalite
japonaise | La
fièvre hémorragique de Crimée-Congo | La
fièvre hémorragique d'Omsk en Sibérie | Maladie
de la forêt de Kyasanur en Inde | Les
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pratiques sexuelles :
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foyers épidémiques nosocomiaux | L'utilisation
de produits biologiques | Les
systèmes de quarantaine
Développement agricole dans la
forêt amazonienne :
les virus Oropouche et Machupo
Le virus Oropouche | L'histoire
du virus Machupo
La forêt, "sanctuaire"
de nombreux virus
Le virus Oropouche (famille Bunyaviridae) a été
isolé pour la première fois en 1955 à Trinidad
chez un forestier présentant un syndrome fébrile.
D'autres isolements ont été rapportés, notamment
au Brésil. Mais en 1961 une importante épidémie
s'est produite dans ce pays. Rien que dans la ville de Belém,
11 000 cas ont été rapportés ; par la suite,
de nombreux cas se sont produits le long du fleuve Amazone jusque
dans les grandes agglomérations telles que Manaus. Les différentes
épidémies sont responsables de 263 000 cas, dont 130
000 rien qu’au cours de la période 1978-1980. Le virus
Oropouche provoque une infection dominée par un syndrome
fébrile accompagné de céphalées et d'arthralgies
parfois associées à des signes méningés.
L'association de ce virus avec des avortements au cours des épidémies
est discutée. L'émergence du virus Oropouche est étroitement
liée au développement agricole dans le bassin amazonien
et à la dégradation de la forêt tropicale. L'intensification
de la culture du cacao a favorisé la pullulation du vecteur
Culicoides paraensis, dont un des gîtes favoris est
constitué par les amas des fragments des coquilles des graines
de cacao. Après une première amplification dans les
plantations, le virus s’est déplacé avec les
travailleurs amenés à regagner leur logement dans
les villes en bordure du fleuve Amazone, qui connurent alors des
épidémies.
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