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Irrigation par barrage : la fièvre de la vallée du Rift

Le barrage d'Assouan en Egypte  |  Le barrage de Diama au Sénégal  
Quel sera le devenir de cette virose ?

Les enquêtes séro-épidémiologiques réalisées dans ces pays ont révélé la quasi-disparition du virus après l'épidémie. Cependant, en 1993, soit quatorze ans après, la FVR a fait une nouvelle apparition en Égypte, à proximité du barrage d'Assouan, malgré l'intensification des vaccinations d'ovins. De même, le virus est réapparu dans l’est de la Mauritanie en 1998, entraînant plus de 300 cas, dont six mortels. La séquence des souches isolées au cours de cette épidémie s’est avérée totalement identique à celles des souches de 1988 : le virus se maintient selon un cycle enzootique, difficile à détecter.
Le diagnostic de la FVR en Mauritanie, en 1988, a bénéficié de facteurs favorables sans lesquels l'épidémie aurait pu ne pas être diagnostiquée. Dès 1983, grâce à l'appui du professeur Louis Chambon, directeur du réseau des instituts Pasteur d'outre-mer, était organisé un programme de recherche sur les fièvres hémorragiques virales. Heureuse prémonition : à cette date, en dehors de la fièvre jaune, aucune fièvre hémorragique n'avait été rapportée au Sénégal. Le développement des techniques d'investigation de ces virus a permis de diagnostiquer la fièvre de la vallée du Rift à son apparition en 1987. Dès le début de l'épidémie, les autorités mauritaniennes notifièrent à l'OMS une importante épidémie de fièvre jaune, ce qui entraîna une vaste campagne de vaccination contre cette infection. Il y avait eu erreur de diagnostic, et cela n'empêcha pas l'explosion épidémique de la FVR; au moins peut-on penser qu'elle aura été bénéfique pour les populations exposées au risque de la fièvre jaune.
Mais, pour une épidémie parfaitement diagnostiquée, combien ne l’ont pas été ?



 

Les maladies virales, introduction