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Les facteurs de risques anthropiques
Croissance démographique
et contact avec les virus | Les
virus du groupe Hantaan | Fièvre
hémorragique d'Argentine | Encéphalite
japonaise | La
fièvre hémorragique de Crimée-Congo | La
fièvre hémorragique d'Omsk en Sibérie | Maladie
de la forêt de Kyasanur en Inde | Les
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fièvre de la vallée du Rift | La
fièvre jaune en Afrique de l'Ouest | L'urbanisation :
la dengue hémorragique | Les
pratiques sexuelles :
le sida | Les
risques du voyage | Les
foyers épidémiques nosocomiaux | L'utilisation
de produits biologiques | Les
systèmes de quarantaine
Les pratiques sexuelles : le sida
Un virus transmis
par voie sexuelle | Sur
la piste africaine
Le passage du virus simien à
l'homme
Il n’est pas dans notre propos de retracer
l’histoire des maladies vénériennes, récemment
devenues maladies sexuellement transmissibles, largement dominées
par la syphilis et différentes maladies d’origine bactérienne;
seul le cas du sida sera analysé ici.
Le sida est à l’origine du concept de maladies virales
nouvelles .
L’analyse du cheminement des VIH est révélatrice
de notre propos : nous pensons que les zones tropicales constituent
les zones d’émergence des fléaux futurs que
risque de connaître l’humanité. Il nous est donc
apparu indispensable de détailler l’histoire de cette
virose.
L’apparition du sida au début des années 1980
intervint à une époque où la communauté
scientifique et les autorités nationales de santé
considéraient que les maladies infectieuses étaient
maîtrisées, ou qu’elles le seraient sous peu.
Les antibiotiques et les vaccins étaient venus à bout
du risque infectieux. Dès 1967, le ministre de la Santé
des États-Unis pouvait rassurer ses compatriotes : il
n’y aurait plus de maladies infectieuses que la médecine
ne pourrait maîtriser. Les crédits de la recherche
médicale s’orientaient alors vers la lutte contre le
cancer et les maladies cardio-vasculaires. L’arrivée
du sida allait profondément bouleverser cet optimisme : non
seulement un virus nouveau induisait une maladie nouvelle, mais
de plus il diffusait très rapidement à travers le
monde. En vingt ans, le sida aura fait autant de victimes que la
Grande Peste du Moyen Âge en Europe. La modestie face à
la nature s’est imposée. On a pris peu à peu
au sérieux les risques d’émergence de virus
nouveaux. Le sida a fait prendre conscience à l’humanité,
et notamment à ses dirigeants, du risque terriblement actuel
représenté par les maladies infectieuses.
Retraçons les grandes lignes de l’histoire de ce nouveau
fléau.
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