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Les facteurs de risques anthropiques
Croissance démographique
et contact avec les virus | Les
virus du groupe Hantaan | Fièvre
hémorragique d'Argentine | Encéphalite
japonaise | La
fièvre hémorragique de Crimée-Congo | La
fièvre hémorragique d'Omsk en Sibérie | Maladie
de la forêt de Kyasanur en Inde | Les
virus Oropouche et Machupo | La
fièvre de la vallée du Rift | La
fièvre jaune en Afrique de l'Ouest | L'urbanisation :
la dengue hémorragique | Les
pratiques sexuelles :
le sida | Les
risques du voyage | Les
foyers épidémiques nosocomiaux | L'utilisation
de produits biologiques | Les
systèmes de quarantaine
Les foyers épidémiques nosocomiaux
La fièvre hémorragique
de Crimée-Congo | La
fièvre de Lassa | La
fièvre hémorragique à virus Ebola | La
grande facilité de transmission du coronavirus associé
au SRAS
Les établissements hospitaliers où
l'on traite les malades, les locaux abritant les laboratoires où
l'on recherche l'étiologie d'une infection, où l’on
étudie les germes et où l’on manipule des produits
biologiques sont toujours des lieux de densité de population
très supérieure à la moyenne. Il arrive que
des virus « s'échappent » d'un laboratoire
à la suite d'un accident – rappelons à ce sujet
l'apparition en Chine, en 1976, du virus de la grippe russe, si
proche du virus qui circulait vingt ans auparavant que c’était
« comme s'il avait été congelé pendant
cette période ». On suggère que l’apparition
de ce virus pourrait être liée à une contamination
humaine, accidentelle, dans une laboratoire de recherche. Cette
transmission accidentelle d’un virus dans un laboratoire,
qui n’a pu être établie formellement faute d’investigations,
vient de se reproduire à Singapour en septembre 2003. Un
jeune chercheur s’est contaminé avec le Coronavirus
responsable du SRAS ; par chance le virus n’a pas diffusé,
et l’infection est restée limitée à un
cas accidentel.
Il arrive plus souvent qu'un patient atteint d'une maladie virale
pas encore ou mal diagnostiquée fasse du centre de santé
le foyer de dispersion du virus, dont la transmission aboutit à
une épidémie en milieu hospitalier (transmission nosocomiale).
Au cours de l’année 2002-2003, le virus associé
au SRAS s’est amplifié à maintes reprises en
milieu hospitalier, depuis son foyer initial (sud de la Chine) jusqu’aux
hôpitaux des grandes agglomérations (Hong Kong, Toronto,
Hanoi). Dans tous les cas, un malade présentait un syndrome
grippal dont le personnel médical ne pouvait suspecter qu’il
s’agissait d’une infection due à un virus nouveau.
L’importance de la transmission aura été variable,
certains malades dénommés « super-transmetteurs
» ont joué un rôle déterminant dans la
transmission du virus en milieu hospitalier ou dans la cellule familiale.
Le personnel hospitalier a payé un lourd tribut à
cette dramatique épidémie de pneumopathie atypique
: à Toronto, près de 20 % des cas ont été
observés parmi le personnel soignant. Et pourtant, le SRAS
n’est pas la première épidémie nosocomiale
résultant de l’introduction du virus à l’hôpital
à partir de sujets malades. Plusieurs virus, notamment ceux
du groupe des fièvres hémorragiques, ont été
à l'origine d'épidémies similaires. C’est
en particulier dans les hôpitaux de l’hémisphère
sud que se produit ce type d’épidémies .
Nous allons en donner quelques exemples.
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