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Les facteurs de risques anthropiques
Croissance démographique
et contact avec les virus | Les
virus du groupe Hantaan | Fièvre
hémorragique d'Argentine | Encéphalite
japonaise | La
fièvre hémorragique de Crimée-Congo | La
fièvre hémorragique d'Omsk en Sibérie | Maladie
de la forêt de Kyasanur en Inde | Les
virus Oropouche et Machupo | La
fièvre de la vallée du Rift | La
fièvre jaune en Afrique de l'Ouest | L'urbanisation :
la dengue hémorragique | Les
pratiques sexuelles :
le sida | Les
risques du voyage | Les
foyers épidémiques nosocomiaux | L'utilisation
de produits biologiques | Les
systèmes de quarantaine
Transmission de virus par l’utilisation
de produits biologiques
Le sang et ses dérivés | Les
vaccins viraux | Les
composants cellulaires
L'affaire du sang contaminé par les virus
du sida et des hépatites a révélé au
grand public les risques d'infection par des produits biologiques
utilisés dans la prévention ou le traitement des maladies.
Tous les produits biologiques vivants (c’est-à-dire
n’ayant pas subi de traitements aptes à éliminer
des agents infectieux) peuvent être à l’origine
de la transmission de maladies infectieuses. Incontestablement,
le sang demeure le produit qui présente le risque le plus
important, car il peut véhiculer des virus : on parle alors
de virémie (présence du virus en quantité significative
dans le sang) C’est notamment le cas des arbovirus. La virémie
peut également traduire la multiplication chronique du virus
dans un organe dont la production virale est libérée
en permanence dans la circulation sanguine, comme pour les virus
des hépatites B ou C ou le virus du sida. Le sang et ses
dérivés ont ainsi été à l’origine
de la transmission d’agents infectieux : virus des hépatites
virales B et C, virus du sida, parvovirus B19, Cytomégalovirus,
HTLV, etc. Ces dernières années, d’importants
progrès ont été réalisés pour
assurer la sécurité virale des produits dérivés
du sang .
Ils passent tout d’abord par la sélection des donneurs
et l’application de tests réalisés sur chaque
don pour la recherche de marqueurs viraux. Enfin, des contrôles
sont réalisés sur les produits intermédiaires
et finaux. Grâce aux efforts portés sur la qualité
du matériel de départ et sur le procédé
de préparation, les produits dérivés du sang
répondent à des critères de sécurité
optimisés. Pourtant, le risque de transmission d’un
virus n’est pas nul, comme l’attestent les quelques
cas de transmission du virus West Nile aux États-Unis au
cours de l’année 2002-2003 consécutifs à
des transfusions sanguines ou à des greffes d’organes.
Ces accidents peuvent être qualifiés d’exceptionnels,
puisqu’ils sont liés à un virus responsable
d’une infection aiguë sévère dont la possibilité
de transmission par transfusion était jusqu’alors considérée
comme très improbable. Et pourtant, c’est ce qui fut
observé. Deux raisons complémentaires expliquent cette
transmission : un nombre important de sujets peuvent présenter
des formes cliniques inapparentes d’infection par le virus
West Nile, et ne peuvent être soupçonnés d’être
infectés lors de la sélection des donneurs ; la recherche,
récemment instaurée, du virus West Nile dans les centres
de transfusion ne s’applique que sur un pool d’échantillons
de sang, ce qui rend la méthode de détection trop
peu sensible dans le cas d’échantillons contenant peu
de virus. Cet exemple démontre clairement que le risque zéro
dans la transfusion sanguine n’existe pas et qu’une
vigilance permanente doit être instaurée.
D'autres accidents liés à l’usage de produits
biologiques ont été rapportés : le virus de
la rage a été transmis par une greffe de la cornée;
l'hormone de croissance a provoqué des cas de maladie de
Creutzfeldt-Jakob. |