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Les facteurs de risques anthropiques
Croissance démographique
et contact avec les virus | Les
virus du groupe Hantaan | Fièvre
hémorragique d'Argentine | Encéphalite
japonaise | La
fièvre hémorragique de Crimée-Congo | La
fièvre hémorragique d'Omsk en Sibérie | Maladie
de la forêt de Kyasanur en Inde | Les
virus Oropouche et Machupo | La
fièvre de la vallée du Rift | La
fièvre jaune en Afrique de l'Ouest | L'urbanisation :
la dengue hémorragique | Les
pratiques sexuelles :
le sida | Les
risques du voyage | Les
foyers épidémiques nosocomiaux | L'utilisation
de produits biologiques | Les
systèmes de quarantaine
Transmission de virus par l’utilisation
de produits biologiques
Le sang et ses dérivés | Les
vaccins viraux | Les
composants cellulaires
Les sources de contamination des produits biologiques
sont nombreuses, avec un risque très variable. Le sang total
avec ses composants cellulaires et les produits biologiques (greffes)
d'origine humaine qui ne subissent aucune inactivation virale sont
source de risques relativement importants. L’apparition d’un
virus nouveau induisant une infection chronique silencieuse telle
que le sida constitue le risque le plus élevé.
Les dérivés du sang – notamment les produits
qui subissent des étapes de décontamination virale
par chauffage – offrent en termes de sécurité
virale d’excellentes garanties; en revanche, ces procédés
ne permettent pas d’éliminer le risque lié aux
prions.
Les cellules et les matières premières utilisées
pour l'obtention de produits biologiques représentent également
une source possible de contamination virale. Ce risque est plus
important lorsque sont utilisées des cellules provenant d'organes
de primates en captivité, telles que les cellules primaires
de reins de singe, responsables dans le passé de contaminations
avec le virus SV40, et dans lesquelles ont été découverts
les virus Marburg ou Ebola souche Reston. Beaucoup plus insidieux
et difficiles à détecter sont les virus provoquant
des infections chroniques persistantes, comme les virus de la chorioméningite
lymphocytaire ou les virus Hantaan, capables d'infecter les rongeurs
et les cellules qui en dérivent.
Les lignées cellulaires diploïdes ou hétéroploïdes
représentent le risque minimal. Leur système de gestion
(banques primaires et secondaires) et leurs conditions d'utilisation
(nombre de passages limité) évitent l'introduction
d'un virus nouveau ; ces systèmes cellulaires sont largement
utilisés pour la préparation des vaccins modernes.
Enfin, les matières premières servant à la
préparation des produits biologiques peuvent constituer une
source de contamination non négligeable (sérum de
veau, milieu de culture, trypsine destinée à séparer
les cellules, etc.). 
Les tests de détection de présence d'agents contaminants
ainsi que l'inactivation virale par des méthodes validées
(irradiation, inactivation chimique et thermique) assurent une grande
sécurité par rapport à un risque potentiel
de transmission d’agents infectieux par les produits biologiques.
Dans ce domaine, la vigilance doit être permanente, et les
mesures récentes prises par les industriels pour éliminer
tout risque de transmission de l’agent de l’encéphalite
bovine spongiforme illustrent cette mobilisation. |