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Transmission de virus par l’utilisation de produits biologiques

Le sang et ses dérivés  |  Les vaccins viraux  |  Les composants cellulaires

Les sources de contamination des produits biologiques sont nombreuses, avec un risque très variable. Le sang total avec ses composants cellulaires et les produits biologiques (greffes) d'origine humaine qui ne subissent aucune inactivation virale sont source de risques relativement importants. L’apparition d’un virus nouveau induisant une infection chronique silencieuse telle que le sida constitue le risque le plus élevé.
Les dérivés du sang – notamment les produits qui subissent des étapes de décontamination virale par chauffage – offrent en termes de sécurité virale d’excellentes garanties; en revanche, ces procédés ne permettent pas d’éliminer le risque lié aux prions.
Les cellules et les matières premières utilisées pour l'obtention de produits biologiques représentent également une source possible de contamination virale. Ce risque est plus important lorsque sont utilisées des cellules provenant d'organes de primates en captivité, telles que les cellules primaires de reins de singe, responsables dans le passé de contaminations avec le virus SV40, et dans lesquelles ont été découverts les virus Marburg ou Ebola souche Reston. Beaucoup plus insidieux et difficiles à détecter sont les virus provoquant des infections chroniques persistantes, comme les virus de la chorioméningite lymphocytaire ou les virus Hantaan, capables d'infecter les rongeurs et les cellules qui en dérivent.
Les lignées cellulaires diploïdes ou hétéroploïdes représentent le risque minimal. Leur système de gestion (banques primaires et secondaires) et leurs conditions d'utilisation (nombre de passages limité) évitent l'introduction d'un virus nouveau ; ces systèmes cellulaires sont largement utilisés pour la préparation des vaccins modernes.
Enfin, les matières premières servant à la préparation des produits biologiques peuvent constituer une source de contamination non négligeable (sérum de veau, milieu de culture, trypsine destinée à séparer les cellules, etc.).
Les tests de détection de présence d'agents contaminants ainsi que l'inactivation virale par des méthodes validées (irradiation, inactivation chimique et thermique) assurent une grande sécurité par rapport à un risque potentiel de transmission d’agents infectieux par les produits biologiques. Dans ce domaine, la vigilance doit être permanente, et les mesures récentes prises par les industriels pour éliminer tout risque de transmission de l’agent de l’encéphalite bovine spongiforme illustrent cette mobilisation.



 

Les maladies virales, introduction