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L'état de maladie virale
Les composantes de l'infection
virale | La
perception de la notion de maladie variable selon le statut social | La
membrane cellulaire, véritable porte d'entrée des
virus | Facteurs
de susceptibilité aux infections virales | Symptômes
cliniques variables selon l'âge | L'état
immunitaire des individus
La membrane cellulaire, véritable
porte d’entrée du virus
D’une connaissance encore plus complexe,
car totalement dépendante des nouvelles technologies et de
leur progrès, les origines de la pathogénicité
restent au centre des préoccupations des biologistes. Leur
prise en compte est un déterminant majeur de prévention
et de lutte contre la maladie. Si l’on connaît la physiopathologie,
les phénomènes qui conduisent à l'état
de maladie d’un grand nombre d’affections, on connaît
généralement peu, ou de façon incomplète,
l’interaction du virus au niveau cellulaire et moléculaire.
Cette interaction constitue la phase essentielle et indispensable
de l'infection. Elle se situe au niveau de la membrane cellulaire,
véritable porte d’entrée du virus qui pourra
alors utiliser la machinerie enzymatique (intracellulaire) de l'hôte
pour se reproduire et créer la maladie ; c'est à ce
stade que le virus émerge véritablement dans l’environnement
biologique de l’hôte. Ce scénario est dépendant
de l’information génétique du virus, mais aussi
de celle des cellules hôtes, avec en particulier le codage
des protéines de la membrane qui constituent le site « d’accueil »
d’un virus lui-même génétiquement capable
de le reconnaître. Le problème se complique quand on
sait qu'un germe non pathogène pour un hôte peut l'être
pour un autre, qu’un virus peut changer de phénotype
sous la pression de facteurs externes variés (sélection
génétique) ou acquérir une pathogénicité
spécifique d'un hôte donné, soit par un changement
génétique (mutation, recombinaison au hasard), soit
par une modification de l'hôte comme une baisse de l'immunité,
un traumatisme, une rupture de barrières naturelles.
Face à l’agression par des organismes pathogènes,
les individus réagissent grâce à leur système
immunitaire. La résistance acquise naturellement ou induite
par la vaccination demeure le principal moyen de défense
de l’organisme face aux maladies infectieuses. Mais la réponse
à une infection est également liée à
différents paramètres, dont la connaissance est essentielle
pour appréhender les maladies virales émergentes.
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