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L'expansion des maladies virales existantes
L’homme
joue un rôle essentiel dans l’émergence des virus
nouveaux. Toute modification majeure d’origine anthropique,
aussi bien écologique que comportementale peut entraîner
un déséquilibre favorable à l’émergence
de virus. Cette vérité – sans cesse redécouverte
au cours de l’histoire des maladies infectieuses, du temps
des caravanes à celui de l’avion – ne permet
pourtant pas de prévenir l’émergence de virus
nouveaux. Au début des années 1980, la communauté
médicale a été très surprise de la diffusion
des virus VIH. On connaissait le processus de la transmission de
virus par les dérivés sanguins (dans le cas par exemple
de l’hépatite B), mais le risque de voir émerger
de nouveaux virus par ce même processus n’a pas été
pris en compte. Aujourd’hui, les produits biologiques d’origine
humaine ou animale sont sous haute surveillance. En revanche, aucune
surveillance épidémiologique active n’a été
mise en place dans les aéroports pour essayer de détecter
des virus nouveaux introduits par les voyageurs rentrant des pays
tropicaux. La seule bonne nouvelle dans ce domaine de surveillance
réside dans le développement d’outils biologiques
de diagnostic. À l’instar de ce qui s’est passé
pour l’épidémie new-yorkaise de virus West Nile,
ou encore lors de l’épidémie de SRAS, tout nouvel
intrus peut être rapidement détecté, à
condition d’être à l’origine d’un
syndrome aigu sévère. Il en est évidemment
tout autrement des maladies virales chroniques dont l’agent
pourrait être transmissible et qui peut passer inaperçu
pendant de nombreuses années. Nous rejoignons là le
cas des rétrovirus.
Nous nous proposons d’analyser les risques potentiels d’épidémisation
de quelques virus majeurs actuels, et surtout, d’essayer de
cerner les causes d’évolution des grandes viroses en
attirant l’attention sur des menaces potentielles telles qu’une
future pandémie de grippe.
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