                   |
La fièvre de la vallée du Rift
Le Moyen-Orient récemment
touché | Un
virus au fort potentiel d'adaptation

Nous avons déjà insisté sur
l'importance de cette maladie, attestée par les récentes
épidémies d'Égypte et de Mauritanie. Le risque
engendré par cette virose réside dans l'apparition
de nouvelles épidémies en Afrique même, mais
aussi dans la diffusion du virus hors du continent africain.
L'apparition de poussées épizootiques
et épidémiques en Afrique est difficile à prévoir,
en raison de la complexité des cycles de circulation du virus
et de notre ignorance du cycle enzootique
qui entretiendrait le cycle épidémique. En outre,
l'absence d'une surveillance à large échelle de cette
affection ne facilite pas la tâche. Les données recueillies
à ce jour indiquent cependant des facteurs favorables au
processus d'épidémisation en Afrique :
– La construction de barrages ;
– Une pluviométrie excessive ;
– Des migrations de bétail dans des zones enzootiques
.
Parmi les épidémies récentes, on doit citer
celle du Kenya, en 1997-1998, qui entraîna 175 décès,
associés à des formes hémorragiques de la maladie.
L’épidémie a eu lieu dans le nord-est du pays
: on a estimé que près de 27 500 personnes avaient
été infectées par le virus. Ce sont essentiellement
les éleveurs de moutons qui ont été touchés.
La transmission du virus s’est faite par contact direct avec
les bêtes infectées La survenue de l’épidémie
a été rattachée à des pluies d’une
intensité exceptionnelle.
|