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La diversité virale
Plus de 600 arbovirus
détectés | Les
arbovirus et les virus de zoonose de République centrafricaine | Inventaire
des virus en République centrafricaine | Impact
des virus tropicaux en pathologie humaine | L'émergence
de virus tropicaux | Surveillance
de la menace tropicale
Il
existe de nombreux virus qui infectent différentes espèces
animales et qui peuvent éventuellement être transmis
à l’homme. Ces virus circulent selon un mode
enzootique, c’est-à-dire soit directement entre
animaux, soit transmis par l’intermédiaire d’insectes.
Ainsi, les Arénavirus et les Hantavirus infectent les rongeurs
selon un mode chronique induisant une infection persistante inapparente.
L’homme se contamine alors par contact avec les excrétas
des rongeurs. Les rongeurs constituent le réservoir de ces
deux groupes de virus, l’homme par contre constitue un hôte
accidentel, non indispensable au maintien des Arénavirus
et des Hantavirus.
Le virus de la fièvre jaune, qui circule selon un mode enzootique
entre les singes par l’intermédiaire des moustiques
du genre Aedes, peut accidentellement être transmis
à l’homme lorsque celui-ci pénètre dans
ce cycle selvatique (en zone forestière). En Afrique, les
singes une fois infectés par piqûre d’un moustique
présentent une courte virémie au cours de laquelle
d’autres moustiques peuvent s’infecter lors des repas
sanguins. Puis le virus disparaît de la circulation sanguine,
les singes deviennent immuns. Les singes jouent donc seulement un
rôle d’amplificateur du virus, ils ne sont pas, contrairement
aux rongeurs dans l’exemple précédent, des réservoirs
de virus. En revanche les moustiques, une fois infectés,
le demeurent indéfiniment. Ils peuvent même transmettre
le virus à leur descendance par le mécanisme de la
transmission transovarienne. Ils sont le véritable réservoir
du virus amaril, et par ailleurs de la quasi-totalité des
arbovirus.
Dans ces deux exemples, les rongeurs et les moustiques sont les
réservoirs des virus, qu’ils maintiennent et transmettent
à des hôtes vertébrés. Par contre, le
mécanisme de transmission du virus à l’homme
est différent : pour les Arénavirus et les Hantavirus,
le réservoir du virus, le rongeur, joue un rôle indirect,
ce sont ses déjections qui seront accidentellement contaminantes
; dans le cas de du virus amaril, le moustique est à la fois
le réservoir et le vecteur de la maladie. On conçoit
à partir de ces exemples l’extrême complexité
de la transmission de ces virus qui circulent selon un mode enzootique,
complexité qu’il faudra prendre en compte notamment
au niveau de la lutte contre ces infections qui pourront atteindre
l’homme.
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