              |
L'évolution des virus
Le concept de populations
virales en équilibre | Evolution
par mutations ponctuelles | Evolution
par recombinaison génétique | Evolution
par réassortiment des gènes | Evolution
par délétion ou duplication de gènes

Les virus évoluent en obéissant aux
mêmes règles que le reste du monde biologique. Ils
servent aujourd'hui de modèles dans l'étude de l'évolution
du génome au niveau moléculaire. Maintes hypothèses
ont été proposées pour expliquer leur origine
:
1) les virus proviendraient des parasites, ils représenteraient
une forme minimale contenant l’information génétique
nécessaire à leur parasitisme absolu ;
2) les virus proviendraient des cellules elles-mêmes, ils
seraient un fragment d’information génétique
entouré d’une nucléoprotéine. Ces deux
hypothèses, déjà anciennes, ont été
détaillées par Sir Macfarlane BURNET (1946) ;
3) une hypothèse plus récente et plus audacieuse suggère
l'existence prébiotique de molécules d'ARN autoréplicables
dans le bouillon primitif, qui auraient donné le premier
code génétique pour former l'ADN chimiquement et génétiquement
plus stable, permettant l’accroissement de la taille des génomes
et assurant ainsi une diversité des espèces. Les virus
à ARN seraient des vestiges de ce monde à ARN tel
que le définit GILBERT en 1986 dans son article « The
RNA World ».
On distingue en fonction de la nature de leur acide nucléique
les virus à ADN et les virus à ARN. Les virus à
ARN comportent deux groupes, les ribovirus et les rétrovirus.
Ces derniers au cours de leur cycle de multiplication possèdent
les deux types d’acides nucléiques, ADN et ARN, grâce
à la transcriptase inverse, enzyme capable de convertir l’ARN
en ADN. Les virus à ADN pourraient dériver de fragments
de gènes cellulaires ; il n’est toutefois pas exclu
que certains virus proviennent par transcription inverse de molécules
d’ARN.
Les virus à ARN sont ubiquitaires,
ils possèdent un potentiel évolutif unique et particulièrement
efficace. Les maladies virales nouvelles trouvent en grande partie
leur étiologie dans des virus à ARN, qui sont les
virus les plus représentés dans le monde animal et
le monde végétal, et pratiquement les seuls à
présenter des cycles de transmission avec des hôtes
variés (arbovirus), ce qui indique leur extrême faculté
d'adaptation et d'évolution.
Attardons-nous sur les mécanismes d’évolution
des virus et les conséquences qui en découlent en
termes d’émergence.
|