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Une grande variété de volcans
Un phénomène
planétaire | Les
différents types de volcans
Les différents types de volcans
Des plus sages aux plus turbulents, les volcans
présentent toute une
panoplie éruptive qui complique sérieusement la
tâche des volcanologues. D'où la nécessité
de bien les connaître avant d'envisager une quelconque prévision...
Au cours de leur ascension vers la surface, les magmas vont de refroidir
et évoluer en composition. Ils sont aussi le plus souvent
stockés dans des réservoirs à différents
niveaux de la lithosphère, généralement, ces
réservoirs se situent dans la croûte continentale.
A l'aplomb d'un volcan, le plus haut d'entre eux (la chambre magmatique
située à faible profondeur sous l'édifice)
est le lieu de genèse des produits de construction de l'édifice
volcanique. Là, le refroidissement s'accentuant, le magma
cristallise. Les différences de composition des laves émises
en surface s'expliquent par la séparation, dans les réservoirs,
d'une partie des cristaux les plus gros. Ces derniers, plus denses
que le bain magmatique, vont se concentrer à la base des
chambres et ne seront pas entraînées vers la surface.
Lors d'une éruption, seules les parties supérieures
sont vidangées. Ce processus peut commencer dans les zones
profondes de la croûte. Ainsi, il se produit alors un fractionnement
chimique progressif des liquides qui montent vers la surface. C'est
la différenciation par cristallisation fractionnée,
cause de la diversité des roches et, en majeure partie, des
différents dynamismes éruptifs.
Les magmas émis au niveau des rides sont peu différenciés.
Principalement basaltiques, ils donnent naissance à des laves
qui s'épanchent sur les fonds océaniques. En revanche,
la diversité des coulées émises en surface,
les volcanismes des points chauds et de marges actives comprennent
toute une variété de dynamismes éruptifs. Ces
derniers sont en effet fonction de la composition et de la viscosité
du magma arrivant en surface, d'autant plus forte que la teneur
en gaz dissous est importante. Ainsi, un magma dégazé
de composition basaltique donnera naissance à des coulées
de lave fluide, alors qu'un magma riche en silice et en gaz engendrera
plutôt des dynamismes explosifs et violents : émission
de coulées pyroclastiques de blocs et de cendres (nuées
ardentes). Parfois, un même dynamisme peut engendrer des volcans
aux formes différentes. Par exemple, les coulées fluides
de basalte, fréquentes dans les volcans hawaiiens,
s'épanchent beaucoup plus vite que les coulées d'andésite,
plus visqueuses. Les premières favorisent la construction
d'appareils largement étalés, surbaissés, et
les secondes, la construction de cônes aux pentes abruptes.
La viscosité des roches et la teneur en gaz, ces deux paramètres
étant liés, sont donc les principaux facteurs régissant
la puissance d'une éruption. Mais d'autres paramètres
interviennent également. Une importante quantité d'eau
introduite dans le système magmatique peut changer radicalement
la dynamique d'une éruption et la nature de ses manifestations.
Ainsi, la rencontre d'une colonne de magma avec une nappe phréatique
aboutit communément à un comportement explosif capable
de creuses un cratère. Si ce phénomène intervient
en cours d'éruption, le caractère de celle-ci peut
largement évoluer et devenir particulièrement violent.
Quant aux facteurs de déclenchement des éruptions,
ils sont multiples : ce peut être la simple pression des gaz
au sein du magma, un séisme rompant l'équilibre précaire
existant dans la chambre magmatique, un glissement de terrain provoquant
la décompression brutale des gaz contenus dans un magma proche
de la surface...
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