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Unité Mixte de Recherche "Résistance des Plantes aux Bioagresseurs" |
DIVersité & Amélioration La biodiversité végétale représente une valeur environnementale, économique et culturelle considérable dans la perspective d’un développement durable, particulièrement dans la zone intertropicale. Menacée par les activités humaines et les changements climatiques actuels, sa préservation constitue un enjeu planétaire. Dans ce contexte, les interactions plantes-parasites paraissent extrêmement sensibles aux modifications climatiques et jouent un rôle essentiel dans l’adaptation des espèces. En agriculture, un moyen efficace de lutter contre les bioagresseurs des cultures est l’utilisation de variétés qui possèdent des résistances naturelles. L’exploitation de la diversité génétique présente dans les plantes sauvages est souvent la seule solution pour améliorer les variétés cultivées et y introduire des caractères agronomiques utiles. Dans le cadre de la lutte intégrée contre les parasites, l’utilisation de la résistance génétique des plantes permet de réduire l’utilisation des pesticides et donc leurs effets sur l’environnement et la santé. L’équipe DIVA développe des recherches sur deux thèmes complémentaires : - la diversité génétique, avec pour objet d’étude deux plantes cultivées dans la zone intertropicale : - le caféier, et participe à la diffusion du progrès génétique (Brochure.DOC ou Brochure.PDF). |
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| Accueil UMR |
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| Equipe 2. Mécanismes | |||||
| Equipe 3. Durabilité |
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Chez le caféier, la diversité est étudiée pour mieux conserver les ressources génétiques et les utiliser dans une perspective d’innovation variétale. Trois axes de recherche sont développés : 1. La caractérisation et l’évaluation de la diversité, Plus d’une centaine d’espèces de caféier ont été décrites par les botanistes, ce qui constitue un immense réservoir de caractères/gènes pour l’amélioration variétale. Les parasites et maladies sont la principale limitation au développement durable et représentent une menace pour l’avenir de la caféiculture. La principale espèce cultivée, C. arabica, dont le génome est d’origine allopolyploïde, constitue un modèle privilégié pour étudier l’expression de gènes de résistance aux bioagresseurs, comprendre leurs modes d’évolution et révéler les modifications génomiques structurales qui ont été associées à la polyploïdisation de l’espèce. Chez le bananier, les activités s’inscrivent dans l’axe 1 de recherche, avec l’objectif d’identifier des sources de résistance aux nématodes et de caractériser les réactions de résistance. |
| Axe 1.1 : Caractérisation & Évaluation de la diversité |
Les recherches sont dirigées vers l’évaluation des ressources génétiques, l’étude génétique des résistances et la caractérisation des réactions de résistance. Les caféiers du centre de diversité de C. arabica font l’objet d’une évaluation par marqueurs moléculaires et d’un phénotypage biochimique par spectrométrie dans le proche infrarouge. |
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Chez le bananier, l’évaluation de la diversité porte sur la résistance à plusieurs espèces de nématode (Radopholus similis, Pratylenchus coffeae, Meloidogyne spp.). Des sources de résistance sont cherchées parmi les ressources génétiques des diploïdes sauvages ou cultivars et les réactions de résistance sont ensuite caractérisées.
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| Axe 1.2 : Organisation & Evolution des gènes de résistance |
Les gènes de résistance aux maladies et parasites (gènes R) forment une classe de gènes abondante dans le génome des plantes supérieures. Ils constituent des familles multigéniques, co-localisées dans le génome sous la forme de clusters de gènes plus ou moins complexes et co-ségrégeant avec des spécificités de résistance à différents agents pathogènes. Le mode d’évolution des gènes R semble répondre à une double contrainte : d’une part le besoin de générer de nouvelles spécificités de résistance, en réponse à l’évolution des agents pathogènes, et d’autre part la nécessité de conserver les gènes fonctionnels en l’absence ou lors de faibles pressions parasitaires.
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![]() Galles sur racines transformées exprimant le gène rapporteur GUS (couleur bleue) |
En combinant des approches de génomique comparative, de comparaison de séquences nucléiques et d’analyse fonctionnelle par transgénèse, l’objectif est de préciser, chez une plante pérenne comme le caféier, l’organisation génomique et les modalités d’évolution des gènes R. Les recherches portent plus particulièrement sur les gènes de résistance aux nématodes à galles (Meloidogyne spp.) et à la rouille orangée des feuilles (Hemileia vastatrix). Une première étape consiste à réaliser une cartographie génétique et physique des gènes considérés suite aux études génétiques préliminaires de caractérisation (axe 1). |
Cartographie de la région chromosomique porteuse du gène Mex-1 de résistance |
| Bibliographie sélectionnée sur l'axe 1.2 Fichier.DOC ou Fichier.PDF |
| Axe 1.3 : Modifications génomiques structurales et fonctionnelles associées à l’allopolyploïdie |
La polyploïdie a joué un rôle fondamental dans l’évolution des plantes supérieures. Ainsi, la plupart des espèces cultivées ont une origine polyploïde et notamment allopolyploïde. Toutefois, bien que l’importance de la polyploïdie soit reconnue, les raisons de son succès restent largement méconnues. Un génome polyploïde ne peut pas être considéré comme la simple addition des génomes de ses progéniteurs car la polyploïdisation induit et rend possible des modifications structurales et fonctionnelles, qui sont des sources de nouvelles variabilités et capacités adaptatives. Par ailleurs, ces modifications constituent une difficulté supplémentaire à l’introgression de caractères utiles, présents chez les espèces diploïdes apparentées. |
Le génome du caféier C. arabica est constitué par l'association de deux génomes diploïdes, peu différenciés et proches des espèces actuelles C. eugenioides et C. canephora. A cette origine allopolyploïde est attribuée l’adaptation particulière de l’espèce C. arabica aux conditions climatiques des forêts tropicales d’altitude. |
![]() Chromosomes de C. arabica observés en fluorescence |
![]() Puces à ADN |
En combinant des approches de génomique et de cytogénétique comparatives avec l’utilisation de puces oligonucléotides longs à haute densité, l’équipe DIVA vise à évaluer les remaniements chromosomiques et à préciser les modalités de régulation intergénomique de l’expression des gènes qui sont associés à la formation, la stabilisation et l'adaptation de l’espèce C. arabica. |
Les méthodes traditionnelles d’amélioration du caféier, par sélection généalogique, se sont avérées coûteuses et d’une efficacité limitée. En effet, la sélection de lignées résistantes à la rouille orangée a duré une trentaine d’années et a porté sur quelques caractères, la qualité à la tasse se situant parmi les derniers critères d’évaluation. Aujourd’hui, il est possible d’assister la sélection avec des marqueurs (moléculaires et biochimiques) et de diffuser rapidement le progrès génétique à travers des variétés hybrides, multipliées en masse par la biotechnologie. Les méthodes et outils qui sont élaborés par l’équipe DIVA ont deux objectifs : 1. Assister la sélection, Ces méthodes et outils permettent de valoriser rapidement les résultats acquis par l'étude de la diversité génétique disponible dans les banques de gènes.
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